HUGO SICARD

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LUCAS BENOIT

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SCENARIO

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Séquence 1 : La poignée

Lieu : Appartement de Charlotte

Personnage : Charlotte

Climat: JOUR 1 / Aprem-midi


Charlotte entre chez elle en ouvrant la porte brusquement

Charlotte court pour prendre ses affaires de peintures ainsi que quelques réserves indispensables pour vivre, cigarettes, alcool, livres, tableaux, peintures, chevalets…et dépose tout dans sa salle de bain.

La dernière chose dont elle s’est équipée est un marteau.

Charlotte claque la porte de la salle de bain et détruit la serrure a coup de marteau, une fois la serrure cassé

Charlotte prend enfin quelques secondes pour respirer et s'allume une première cigarette assise le long de la porte.

Séquence 2 : Les yeux de sang

Lieu : Salle de bain

Personnage : Charlotte / La Voix

Climat: JOUR 1 / Fin d’aprem-midi


Charlotte regarde son bazar étalé sur le carrelage de la salle de bain.

Se lève et se place en face de son miroir, la première larme apparaît sauf que charlotte se rend compte que ses yeux pleurent du sang. En paniquant, elle se plonge la tête dans le lavabo rempli d’eau pour se nettoyer.

Après coup, elle réalise que ce n’était qu’une hallucination.

La voix dans sa tête apparaît alors pour la première fois pendant cette scène, en l’appelant sans cesse jusqu’à ce qu'elle disparaisse.

Séquence 3: L’inspiration

Lieu : Salle de bain

Personnage : Charlotte

Climat: JOUR 1 / Début de soirée


Charlotte attache ses cheveux mouillés et tente pour la première fois depuis un moment d’affronter le syndrome de la page blanche.

Charlotte installe son chevalet en face de la baignoire pour s’y asseoir sans attendre un croquis, elle peint ses yeux pleurant du sang sur la toile.

L’eau dégouline de ses cheveux jusqu’à ses mains pleines de peintures

Après avoir finit sa toile Charlotte s’allume une cigarette pour ensuite s’allonger sur le carrelage et s’endormir

Séquence 4 : Le Cauchemar de sang

Lieu : Salle de bain

Personnage : Charlotte

Climat: JOUR 2 / Nuit

Charlotte fait un cauchemar où elle se réveille dans la salle de bain remplie de sang, et y voit son tableau saccagé.

Elle frotte la toile pour essayer de la sauver et un rire se fait entendre, comme si quelqu’un riait aux éclats dans la pièce mais qu’il n’y a personne.

Charlotte se réveille alors à 5 heure 55 en sursaut de son rêve, regarde autour d’elle et constate que ce n’était qu’un cauchemar.

Charlotte n’ayant pas réussi a se rendormir s’allume une cigarette et fredonne une chanson pour ne pas entendre La Voix qui chuchote.

Séquence 5 : Les toiles

Lieu : Salle de Bain

Personnage : Charlotte


Après avoir bue une grosse gorgée d'absinthe, charlotte se met à peindre le visage d'une petite fille terrible qui hurle.

Puis l’inspiration ou la folie l’entraine a faire un deuxième tableau où elle y met de grands coups de pinceau


Séquence 6 : Cache cache

Lieu : Salle de Bain

Personnage : Charlotte et la Voix

Climat : JOUR 5 / NUIT 4 heure 44


La salle de bain totalement détériorée, Charlotte lève la tête au plafond et pour la première fois dans sa vie, appelle la voix en criant son prénom.

Charlotte :

CHARLOTTE ?

C’EST TOI QUE J’ENTEND PUTAIN ?


La Voix :

*rigole*


Charlotte :

ME MENT PAS PETITE ALLEZ MONTRE TOI !


La Voix :

Trouve moi alors


Charlotte :

JE SAIS QUE T’ES AVEC MAMAN

montre toi s'il te plait..


La Voix :

Charlotte vient, maman arrive jouer avec nous dans le bain…


Charlotte trouve plusieurs objets d’elle petite apparaissent dans la pièce, des chaussures d’elle, ses premiers dessins sont accrochées sur les murs, sa peluche…charlotte fond en larmes.

Charlotte entre alors portant sa robe dans le bain, charlotte s’allume une cigarette et se laisse s’assoupir.

Séquence 11 : SÖREN

Lieu : Salle de Bain

Personnage : Charlotte et M Sören

Climat : JOUR 14 / Début de Matinée


On retrouve Monsieur Sören en train de sonner devant la porte de Charlotte, à plusieurs reprises Sören hurle le prénom de Charlotte, sans réponse M. Sören est venue chercher des réponses au silence de Charlotte.

Il enfonce la porte a coup de pied est cherche Charlotte a travers les pièces de l'appartement, la salle de bain ne voulant pas s'ouvrir il force une nouvelle fois la porte et retrouve Charlotte morte dans la baignoire, Sören se précipite vers les œuvres d’arts, il ne prend pas la peine de sauver Charlotte sa priorité est seulement l’art.

SYNOPSIS

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Synopsis court :

Le premier vernissage de Charlotte, la vingtaine, qui vit pour l’art, a lieu dans deux semaines.

Mais elle traverse une période de crise aiguë. Elle n’a pas réussi à peindre une seule toile de la série pour laquelle elle a signé un contrat avec Soren, le galeriste qui a misé sur elle.

Ambitions trop hautes ou terrible peur d’évoluer. Elle ne sait pas si quelque chose parle réellement en elle ou si elle est seulement en train de sombrer dans la folie.

Acculée, elle prend la décision radicale de ne plus se laisser le choix et de s’enfermer dans sa salle de bain avec son matériel de peinture pour produire coûte que coûte.

Le combat commence. De toile en toile, elle affronte son angoisse et les voix qui la hantent. La mort vient lui rendre visite et résout de façon inattendue son problème créatif.

Synopsis long :


Charlotte, jeune femme âgée d’une vingtaine d’année, vit pour l’art. Sa toute première exposition a lieu dans quelques jours et elle doit à tout prix rendre une série à son galeriste, mais malheureusement, l’inspiration ne se décèle pas.

Entre la pression qui l’accompagne, la peur de ne pas être à la hauteur et son besoin de constamment se comparer aux autres, l’angoisse monte.

Paniquée, elle prend le choix de s’enfermer dans sa salle de bain et d’affronter ce qui la terrifie pour créer. Malheureusement, plus les jours passent plus ses démons viennent la hanter, la folie s’installe petit à petit et ne fera que grandir au fur et à mesure que le pinceau se déchaîne sur les toiles.

Charlotte éprouvera un mal être grandissant au travers des nuits, seule dans cette pièce humide, après des moments frénétiques où elle ne peut lâcher son pinceau, d’autres où elle fixe le carrelage et perd la notion du temps.

Mais cette nuit-là, ce sera bien la dernière fois qu’elle peindra.

Finissant l’un de ses tableaux, Charlotte lève la tête au plafond et pour la première fois dans sa vie, appelle la voix en criant son prénom.

Elle s’allongera et laissera l’eau monter jusqu’à la submerger et éteindre la flamme de sa cigarette, se noyant de fatigue.

elle s'atteint de ses œuvres qui, contrairement à elle, seront sauvées.

Son galeriste toque à la porte a coup de pied est cherche Charlotte a travers les pièces de l'appartement, la salle de bain ne voulant pas s'ouvrir il force une nouvelle fois la porte et retrouve Charlotte morte dans la baignoire, Soren se précipite vers les oeuvres d’arts, il ne prend pas la peine de sauver Charlotte sa priorité est seulement l’art.

NOTE D'INTENTION

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CARNET DE CREATION

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MACKING-OF

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FICHES ACTEURS

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Charlotte est une artiste peintre d’une vingtaine d'années,elle est pâle de peau, a de longs cheveux blonds, toujours en robe et très propre sur elle.

Vivant seule dans un appartement parisien, elle rêve d’une vie meilleure à la campagne pour s'éloigner de la pression sociale.

Concernant sa famille, son père, parti à la naissance, Charlotte a grandi avec sa mère dans un environnement créatif, elle a toujours été poussée à s'exprimer artistiquement.

Suite à son décès l’inspiration se meurt.

Concernant son caractère, elle est très impulsive et sensible.

À cause de sa fragilité émotionnelle et ses angoisses de ne pas être à la hauteur de ce qu'on attend d'elle, elle sombre rapidement dans la folie et l'obscurité de ses pensées.

Elle lit des tonnes de livres et s’inspire de l'Impressionnisme pour créer.

Actrice principale: Emma Mengual

Rôle : Charlotte

Photo :

2/ Monsieur Sören :

Monsieur Sören est un homme âgé d’une soixantaine d’années. Commençant sa carrière en tant qu’architecte en Allemagne, arrivant à Paris après un drame familial pour prendre un nouveau départ, il emménage dans un petit appartement. Il débute en tant qu’assistant de galeriste dans le milieu de l’art, pour ensuite ouvrir sa propre galerie quelques années plus tard. Pour lui, son travail est un réel échappatoire à ses soucis quotidiens. Tenant énormément à son image, il désire que tout soit parfait dans sa galerie.

Acteur secondaire : Marcel Bonnefous

Rôle : Monsieur Soren

Photo:

LIEU DE TOURNAGE

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Deuxième décor: La salle de bain

Lieu du tournage: Cavalaire Sur-Mer, France, Var

Propriétaire : Nienke Pols

Photos:

DECOUPAGHE TECHNIQUE

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NOTE D’INTENTION CHARLOTTE

HUGO SICARD


ORIGINE DU PROJET :

Ce projet est le reflet du dur travail qu’est l’art en général. Il rend hommage à tous les artistes morts au nom de leur art. Ce film pose une question plus générale, la condition de la vie pour l’art ou l’art comme condition de vie ?

Une expérience personnelle, m’a montré, qu'en voulant faire un projet de peinture, quelques jours après m’être lancé, un camion m’était passé sur la tête.



SCÉNARIO :

C’est l’histoire de Charlotte, une artiste maltraitée qui s’enferme dans sa salle de bain pour y trouver l’inspiration. Ce nom est choisi pour le titre, il fait référence à la talentueuse peintre Charlotte Salomon, une Berlinoise juive déportée pendant la seconde guerre mondiale. Elle finit sa vie tragique par dénonciation à Villefranche-sur-Mer.

Suite à une lourde reproche sur sa productivité inexistante de son galeriste monsieur Soren, Charlotte fait une crise d’angoisse, paniquée elle prend le choix de s’enfermer dans sa salle de bain et d’affronter ce qui la terrifie pour créer. Malheureusement, plus les jours passent, plus ses démons viennent la hanter, la folie s’installe petit à petit et ne fera que grandir au fur et à mesure que le pinceau se déchaîne sur les toiles. On se demandera tout le long du film si Charlotte vas réussir à créer et faire de ses émotions de l’art mais nous oublions de se concentrer sur la santé de notre personnage. Nous verrons cette santé surgir dramatiquement, notre personnage perd complètement la tête, crise d’angoisse et paranoïa s'accumulent, “Le Bain De Sang” est la scène clé qui sort la paranoïa de Charlotte pour l’installer dans la salle de bain. Charlotte prend son courage à deux mains et appelle la voix, au début sans réponses. Charlotte enjambe la baignoire et se laisse glisser au fond toujours habillé de sa belle robe, elle y perd la vie. Quelques heures après monsieur Soren vient sonner à sa porte, aucune réponse. Il entre par effraction et découvre l’artiste morte au fond du bain. Il se jette sur les œuvres en disparaissant dans la seconde comme un simple voleur d’art. Ici une fois de plus l’art prend le dessus sur la vie.

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ESTHÉTIQUE DE L’IMAGE :

Charlotte est un drame psychologique horreur. Mon attention étant difficile à canaliser, les seuls films qui me captivent vraiment sont les films d’horreurs. C’est pourquoi j’affectionne ce genre, même si je pense que le cinéma ne devrait pas mettre les films dans des cases, un film débordant des catégories étant souvent un bon film ou un film intéressant ou même un flop !

L’esthétique de l’image est primordiale pour Charlotte, nous voulons un cadre serré presque carré qui donne un sentiment irrespirable. L'image doit paraître vivante, comme une peinture qui abrite une âme. Des tons rouges seront employés, les images seront accompagnées de grain et de flou, notre personnage est constamment saoul alors le spectateur doit se sentir dans la peau du personnage et de la crise. L’image restera en symétrie avec les carreaux de la salle de bain pour garder une esthétique propre et agréable à visionner, cela apporte une grandeur à la pièce et un contraste avec le k-o des scènes.

ENJEUX SOCIAUX :



La thématique de l’art m’est venue très rapidement car étant passionné j’ai naturellement pensé à ce sujet, la pression mentale que les artistes ressentent à chaque pulsion, ils cherchent au fond d’eux pour trouver quoi et surtout comment exposer la lumière qui plus elle sera honnête plus elle sera pudique. Notre personnage principal est atteint de lourdes maladies mentales comme la dépression ainsi que la paranoïa. On aborde ce sujet avec la conscience qu’il est risqué et doit être fait avec justesse, ce choix est pour permettre à certain de s'identifier à Charlotte et de comprendre qu’ils ne sont pas seuls à ressentir ce mal être si peu pris au sérieux dans cette société. La pression artistique et au même niveau que celle liée au travail, les artistes doivent exprimer leurs émotions pour les alléger. Ce besoin peut devenir vital et addictif, quand l’inspiration se meurt mais que le besoin est présent, la ligne de vie se coupe et peut tuer. Je passe un message personnel venant du cœur à tous les artistes souffrants de la pulsion et tous mes hommages et respects à ceux décédés. Paix à l'âme artistique ainsi qu’au monde sensible.



CONCLUSION :



Ce film est une pulsion, il raconte l'histoire de tous les artistes, le syndrome de la page blanche poussé à l'extrême.

Il montre jusqu'où peuvent aller les idées divines pour contraster avec le monde sensible des hommes, sans le cacher, les émotions et la réflexion sur l’art est pointé du doigt.

Le film “Charlotte” est une expérience, on ne sort pas de cette salle de bain sans se poser la question, la condition de la vie pour l’art ou l’art comme condition de vie ? Charlotte décède comme une baigneuse à la fin des jours, toujours à contre-courant.

NOTE D’INTENTION CHARLOTTE

Luna Tome


J’ai choisi de réaliser ce court métrage sur deux sujets qui me tiennent particulièrement à cœur, les maladies mentales et l’art.


Étant une grande amatrice d’art mais surtout de peinture,Van Gogh, Charlotte Salomon et les nouveaux peintres modernes de notre génération sont tres important pour moi. faire tourner ce court métrage autour de cette passion était une évidence.

Je peint également quand j'ai du temps libre mais cela est tout de même une vraie passion pour moi je suis donc engagé dans une démarche avec toutes les inquiétudes qu'elle comporte.



SCÉNARIO

Pour le cadre spatio-temporel, cela se passe au 21ème siècle, dans la société d'aujourd'hui. Le principal du court métrage se passe dans une salle de bain. C'est un huis clos.

Charlotte, jeune femme âgée d’une vingtaine d’année, vit pour l’art. Sa toute première exposition a lieu dans quelques jours et elle doit à tout prix rendre une série à son galeriste, mais malheureusement, l’inspiration ne se décèle pas.

Entre la pression qui l’accompagne, la peur de ne pas être à la hauteur et son besoin de constamment se comparer aux autres, l’angoisse monte.

Paniquée, elle prend le choix de s’enfermer dans sa salle de bain et d’affronter ce qui la terrifie pour créer. Malheureusement, plus les jours passent, plus ses démons viennent la hanter, la folie s’installe petit à petit et ne fera que grandir au fur et à mesure que le pinceau se déchaîne sur les toiles.

Charlotte éprouvera un mal être grandissant au travers des nuits, seule dans cette pièce humide, après des moments frénétiques où elle ne peut lâcher son pinceau, d’autres où elle fixe le carrelage et perd la notion du temps.

Mais cette nuit-là, ce sera bien la dernière fois qu’elle peindra.

Finissant l’un de ses tableaux, elle décide de prendre un bain pour enlever l’excédent de peinture qui la démange. Charlotte s’allongera et laissera l’eau monter jusqu’à la submerger et éteindre la flamme de sa cigarette, se noyant de fatigue.

Débordant du bain, elle atteint alors ses œuvres qui, contrairement à elle, seront sauvées.

Quelques semaines plus tard, une exposition à lieu en son nom. Des dizaines et des dizaines d’artistes viendront admirer son travail et prendre connaissance de son histoire. Ses œuvres accaparent l’attention et Charlotte obtiendra la reconnaissance qu’elle méritait.

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PERSONNAGES

Pour le titre“Charlotte”, prénom du personnage principal est en hommage à l’artiste peintre Allemande Charlotte Salomon morte à Auschwitz le 10 octobre 1943 que j’admire et dont l'histoire me touche beaucoup.

Charlotte est une jeune femme d’une vingtaine d’année, elle est de taille moyenne et blonde. Elle est de signe astrologique bélier, elle est très impulsive mais très loyale et fidèle, elle sait faire la part des choses mais sa dépression lui prend tout. De nature pessimiste, sa maladie n’aide pas.

Sa maman est décédée peu de temps avant le début de l'histoire que nous filmons et cela la conduit à sa panne de création et la plonge dans une dépression.

Au début du court métrage nous rencontrons nos 2 personnages, Charlotte et son galeriste dans une exposition ce qui présente à la fois le thème du court métrage et le caractère de nos personnages. Pour personnifier la maladie nous avons mis en place une “voix” c’est celle que Charlotte entend et qui la persécute et qui s'avère au final être elle, enfant.




ENJEUX ESTHÉTIQUES

J’aimerais poser plusieurs questions a travers ce film comme "jusqu'où pouvons nous aller pour créer” mais aussi et surtout “la mort de l'artiste ajoute-t-elle une dimension artistique à ses oeuvres”?. Beaucoup de films évoquent le lien entre l'art et la folie comme At eternity’s gate, un film tres interessant sur Van Gogh.

Les films nous servant de référence sont principalement "Ca" et le court-métrage "l'étrange histoire de Monsieur Anderson".


Pour ce court métrage, les genres que nous avons choisi sont l’horeur et le drame psychologique, nous souhaitons avant tout émouvoir et toucher nos spectateurs avec des émotions comme la peur, la tristesse, le drame…


Nous allons faire plusieurs mise en scène de la crise de démence en montrant cela avec des hallucinations qu'elle soit auditive ou visuelle. Avec notamment du sang des insectes beaucoup de monde représentant l'anxiété sociale et l'anxiété de la solitude a la fois.


Pour ce court-métrage nous avons fait appel à une amie pour les peintures, son nom est Jessica Couffignal et elle nous aidera à représenter la beauté artistique du court-métrage et des scènes. Nous l'avons choisi car ses peinture représente parfaitement pour nous l'art et la beauté de ce qu'on veut démontrer.

Il y aura plusieurs scènes clé comme quand Charlotte s'enferme dans sa salle de bain en cassant la serrure avec un marteau ou bien à la fin quand Monsieur Soren son galeriste la retrouve noyé dans son bain mais qu'il décidera de sauver ses œuvres à sa place pour montrer l'importance de l'art et non de l'artiste.

ENJEUX SOCIÉTAUX / ÉTHIQUES

Concernant les maladies mentales qui font partie intégrante de ce court métrage, sont mises en avant pour faire de la prévention mais surtout rappeler qu'elles sont aussi réelles que les maladies physiques.

Les maladies mentales tuent silencieusement et nous pouvons tous être touchés, que ce soit nous, notre famille ou nos amis.

Je suis moi-même diagnostiqué en dépression et anxieuse depuis 3 ans c’est pourquoi je ressens le besoin d’agir pour que les gens malades ne soient plus incompris et rejetés et ainsi rendre service à la collectivité en mettant en lumière les failles et les problèmes cachés de la société.

J'aimerais sensibiliser au maximum les autres à travers le personnage de Charlotte.




CONCLUSION


Je pense que notre projet est original de part les sujets abordés, peu de court métrage ont comme personnage principal quelqu'un avec des troubles psychologique et psychotique prononcés, j’aimerais vraiment que des gens se reconnaissent en Charlotte et que cela les aide à se sentir moins seuls même si ce n’est que 10 minutes !


NOTE D'INTENTION LUCAS BENOIT



ORIGINE DU PROJET

Nouvelle vie, nouveaux amis. Je m’appelle Lucas Benoit, j’ai 18 ans, j'arrive du Canada. Je suis arrivé à Cannes, que je ne connaissais pas, début septembre : nouveau pays, nouvelle école, nouvelle vie. Le premier jour de la rentrée, j’ai rencontré Hugo et Luna, deux artistes dans l’âme, avec lesquels j’ai immédiatement accroché. Vivant seul à Cannes dans un foyer pour étudiants et jeunes travailleurs, nouer une relation avec eux a été un soutien, ils m’ont accueilli. Ils savaient déjà très exactement quel genre de film ils voulaient réaliser et j’ai aussi accroché au projet de court-métrage Charlotte, reflet du dur travail qu’est l’art en général mais aussi de la précarité de la santé mentale. Ce projet traite de deux sujets importants qui me tiennent à cœur.

Création artistique. Étant inscrit en spécialité cinéma-audiovisuel depuis la classe de Première, représenter un processus créatif me passionne.

Maladie mentale. Le thème de la santé mentale m’interpelle. J’ai, en effet, vécu ces trois dernières années en famille d'accueil pour mes études au lycée de la ville de Montreal. Lors de l’année de Première, des problèmes, le stress, la solitude (ma famille vivant aux Antilles) m'ont causé une telle crise d’angoisse que j’ai fait un séjour en hôpital pédopsychiatrie. Cette expérience m'a fait réaliser que la santé mentale était fragile, que tout le monde pouvait basculer à un moment où un autre, que la maladie mentale était un sujet tabou chez les jeunes de ma génération. Or, le fait de parler à un ami, un proche ou à quelqu’un de confiance de ce que l’on ressent est le premier pas pour aller mieux, même si c’est difficile. Ce drame psychologique sur fond d’horreur qui conduit le personnage aux limites de la raison me permet donc de parler pour donner une ouverture d’esprit au spectateur. Beaucoup de films évoquent le lien entre l'art et la folie comme At eternity’s gate réalisé par Julian Schnabel, un film très intéressant sur Van Gogh ou encore le court-métrage L'étrange histoire de Monsieur Anderson réalisé par l’artiste français Laylow.





TRAITEMENT SCÉNARISTIQUE : DRAMATURGIE DE LA FOLIE

Charlotte Salomon. Le titre Charlotte réfère au personnage principal du court-métrage qui rend hommage à l’artiste peintre Allemande, Charlotte Salomon, née à Berlin le 16 avril 1917 et morte à Auschwitz le 10 octobre 1943. Très talentueuse, ses œuvres s’inspirent des œuvres de Munch, Modigliani, ou encore Van Gogh qui traduisent l’angoisse existentielle. Réfugiée dans le sud de la France à partir de 1939, elle découvre, lorsque sa grand-mère se défenestre, qu’elle appartient à une longue lignée de suicidés, parmi lesquels sa mère Franziska, qu’elle pensait morte de la grippe. Entre 1940 et 1942, face à cette fatalité familiale, dans un monde en décomposition, enfermée dans une chambre d’hôtel, elle réalise l'œuvre de sa vie, 1 325 gouaches. « Leben? oder Theater? » .

Un hommage.Le court-métrage Charlotte adapte l’histoire de Charlotte Salomon en relatant les derniers jours de la vie d’une artiste d’une vingtaine d’années dont le premier vernissage a lieu dans deux semaines. Bien que je ne sois pas à l’origine de l’idée du projet, ce qui m’intéresse et ce que je peux apporter à ce projet est la description de la période de crise aiguë que traverse le personnage. Entre le deuil de sa mère, un syndrome de la page blanche qui ne pouvait pas plus mal tomber, Charlotte, en proie à une anxiété grandissante ne réussit pas à peindre une seule des toiles de la série pour laquelle elle a signé un contrat avec Soren, le galeriste qui a misé sur elle.

Dramaturgie de folie créatrice. Le traitement scénaristique repose sur la dramaturgie d’un combat mené contre soi-même pour lutter contre la folie dans un contexte d’urgence. La situation de huis clos dans une salle de bain est un enjeu dramaturgique important, comme dans certaines scènes de Old Boy (Park Chan-Wook, 2003). Le personnage ne sait plus faire la différence entre le réel et le fantasme, tant le stress lui donne des hallucinations et des visions qui sont à la fois la matière de ses tableaux et les démons qu’elle doit combattre. La dramaturgie repose sur le fait que le spectateur se demandera si Charlotte parviendra ou non à peindre ses toiles.



TRAITEMENT DES PERSONNAGES : DES PERSONNAGES LIMITES ET OPPOSÉS.

Une artiste dépressive. L’enjeu pour le personnage de Charlotte interprété par Emma Mengual est de représenter un personnage à la fois très créatif et très dépressif, donc incapable de créer.

Un galeriste vénal. À l’inverse, Monsieur Soren, galeriste d’une soixantaine d’années, avide d’argent, de réussite et de perfection, tient énormément à son image. Il n’a pas vraiment d’empathie pour le personnage de Charlotte, qu’il renvoie à sa solitude.



TRAITEMENT ESTHÉTIQUE : UNE OEUVRE FOLLE DE SALLE DE BAIN

Un point de vue subjectif sur la folie. L’enjeu de ce court-métrage en point de vue subjectif est de traverser avec Charlotte ses émotions : peur, tristesse, joie, excitation, abattement, distorsions liées à la folie…Plusieurs séquences mettent en scène des crises de démence de Charlotte via des hallucinations auditives ou visuelles : sang, insectes, fantômes…et par la représentation de l'anxiété et de la solitude du personnage.

L'œuvre picturale de Jessica Couffignal. Les peintures de Jessica Couffignal nous aideront à représenter la création de Charlotte et à asseoir la dimension artistique du court-métrage et des scènes. Ses peintures représentent parfaitement pour nous la beauté de l’art de Charlotte.

Un huis clos dans une salle de bain.

Le court-métrage en quelques scènes-clés. Pour nous, les scènes qui structurent le projet et qui représentent un enjeu esthétique particulier sont la séquence où Monsieur Soren met la pression à Charlotte pour qu'elle peigne; celle où Charlotte s'enferme dans sa salle de bain en cassant la serrure avec un marteau ; celle où la folie s’installe dans l'esprit de Charlotte; celle où Monsieur Soren retrouve Charlotte noyée dans son bain et décide de voler les œuvres.


ENJEUX ÉTHIQUES : LA MORT ET LA FOLIE COMME SOURCE DE L’ART ?

Montrer le lien qui unit création et destruction. L'enjeu éthique de ce projet questionne le rapport étrange qui lie création et destruction : jusqu'où pouvons-nous aller pour créer ? La création est-elle nécessairement douloureuse et difficile ? Il questionne aussi la mort : la mort de l'artiste ajoute-elle une dimension artistique aux œuvres? Est-ce qu’une œuvre travaillée par la mort est plus puissante qu’une autre ? La folie ou l’excès n’est-il pas constitutif du spectaculaire d’une œuvre ?

Rendre visible et normaliser la maladie mentale. Par ailleurs, la maladie mentale faisant partie intégrante de la dramaturgie, elle est mise en avant dans le but de susciter une réflexion, une acceptation. Il s’agit aussi de faire de la prévention en rappelant que, au début invisible, elle a autant d’importance que la maladie physique. Elle tue à petit feu, et touche tout le monde. Le besoin de représenter la maladie mentale vise à ce qu’elle soit reconnue et intégrée à la société et que les gens malades ne soient plus incompris ni rejetés.


En conclusion, l’originalité du projet repose sur le fait d’adopter le point de vue subjectif du personnage principal et de le montrer en huis clos en train de créer et de combattre ses démons. Les émotions du personnage de Charlotte sont la clef du drame. La voix dans sa tête joue un rôle de narrateur pour le spectateur qui ne peut que l’entendre.

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- Henri Matisse

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- Karel Appel

- Pierre Auguste Renoir

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Voici les croquis réalisés par l'artiste Jessica Couffignal qui est l’auteur des peintures de Charlotte dans le court-métrage.